Affichage des articles dont le libellé est libération. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est libération. Afficher tous les articles

05 décembre 2008

Académie française, Crusca, etc...

A partir de 1995 - ma première année de lycée - et pendant mes annéees à la fac, j'ai toujours entendu mes profs de français critiquer l'usage des mots anglais en italien, tout en montrant la "pureté" de la langue française. Ces prises de positions étaient souvent perçue par les élèves comme un symptome de chauvinisime. Plus en général, l'action de l'Académie Française est souvent perçue comme quelque chose d'anti-historique qui va contre la "loi naturelle "de la linguistique. Et bhen, aujourd'hui, moi je dis non.

Tout d'abord il n'y a aucune loi naturelle à laquelle on ne peut pas s'opposer. Dans un monde ou l'anglais est encore une langue dominante, l'Académie française fait son boulot, c'est à dire défendre le rayonnement de la langue française et de la culture de l'héxagone. Cela ne veut pas dire que les langues doivent s'incruster dans le passé. Au contraire elles s'évoluent avec des élans qui partent du haut (l'Académie, les institutions, etc.), mais aussi des gens de la rue. On prend toujours comme example le domaine de l'informatique. En français le souris, l'ordinateur sont des mots soutenus par l'Académie française. Mais le mot boulot que j'ai utilisé tout à l'heure, est un terme né à la fin du XIX siècle et désignait une bagarre. C'est en 1900 qu'il a pris le sens de métier, travail. Mais il faut dévoiler que le français aussi a des anglicismes entrés dans le langage commun. Dans certains jargons, il y a par example: un black pour décrire un homme à la peau noire, fighter au lieu de se battre, etc.

Pour conclure, je propose l'article qui m'a d'ailleurs inspiré mon post:

L’italien est une langue étrangère…

Une lapalissade me direz-vous… eh bien non, cette langue magique et roucoulante devient de plus en plus étrangère aux Italiens eux-mêmes!

C’est une évidence qui frappe tous les étrangers qui séjournent ici mais qui semble échapper aux membres de l’Académie de la Crusca, très silencieuse cousine de notre vénérable et vigilante Académie Française, tant elle apparaît bien peu regardante sur les néologismes, les anglicismes et autres coquetteries linguistiques de la langue italienne…

A peine immigrée en Italie, armée de mes certitudes sémantiques et m’étant habituée mine de rien à notre fameuse loi Toubon, j’ai tout de suite manifesté au mieux une certaine incompréhension, au pire une forte irritation en entendant mon amoureux me dire que le mouse de son computer ne fonctionnait plus très bien, qu’il avait dû changer son password trois fois pour accéder à son compte sur le homebanking pour pouvoir y effectuer des virements on line, que sa copine producer avait trouvé une super location pour un tournage, qu’il avait besoin d’une card pour avoir des réductions au musée ou qu’il devait faire le spelling de son nom de famille à chaque fois qu’il se présentait… et je vous passe les call centers, les services de customer care, les UFO (au lieu et place de nos OVNI), l’admission au day hospital pour une day surgery et les contrats de travail part-time! (le tout prononcé avec des r superbement roulés…).

OK, je concède qu’en France, l’usage des termes anglais est aussi de plus en plus répandu dans certains domaines, genre marketing (oups) ou nouvelles technologies diverses et variées.
Mais bon.
Imaginez-vous le président de l’Assemblée nationale déclarer ouverte la séance du Question time ?
Le ministre des Affaires sociales revendiquer la dénomination de ministre du Welfare ? Le Parlement voter sans ciller une loi mentionnant une no-tax area ou un Internet provider ?
Imaginez-vous des publicités débiter continuellement des expressions ou des slogans anglais sans la moindre traduction?

Il est vrai que l’arrivée de Berlusconi, showman interplanétaire et ex-publicitaire passé maître dans l’art de la politique marketing, a empiré les choses; il a par exemple décliné à l’infini le concept du D-day, avec l’election day, le family day, etc., repris comme un seul homme par les partis d‘opposition pour faire la pub de manifestations politiques… Et sans vergogne, le JT quotidien en rajoute une bonne louche quotidienne devant des millions de télespectateurs, les journalistes parlant sans se démonter d’escalation, de devolution, d’accord bi-partisan (le tout prononcé of course à l’anglaise), ou d’exit polls (sondages à la sortie des urnes !)…

Je ne me suis toujours pas habituée à cet usage absurde de l’anglais mais à chaque fois que je fais ma française ronchonneuse, je m’expose au sarcasme de mon interlocuteur qui s’esclaffe systématiquement en me disant «ah oui, vous les Français, vous êtes tellement chauvinistes et nationalistes (c’est notre triste réputation ici…) que vous traduisez tout, genre “computer” ou “mouse” alors que le monde entier utilise ces expressions!»
Je rectifie alors dignement, cherchant à ne pas m’énerver, en indiquant que, d’une part ce n’est pas le cas (on dit bien ordinador en espagnol) et que, d’autre part, nous ne devons en aucun cas être confondus avec les Québécois et leur hotdog/chienchaud… On a sandwich, look, cool, week-end et talk-show quand même!
Mais peine perdue….

Il faut reconnaître que les Italiens rendent un constant et vibrant hommage à la grandeur française (en italien dans le texte) en recourant de manière un peu snob à des expressions telles que et voilà, en passant, tout court, les dés sont jetés, lo charme, il sommelier, un escamotage, le physique du rôle, un habitué, la chance, la tranche, il savoir-faire, etc… et qu’ils vont même jusqu’à franciser «notre» Carla Bruni en mettant un accent sur le a final dans les journaux (Carlà) pour faire comprendre au lecteur que son prénom doit désormais être prononcé à la française (eh oui, nous accentuons la dernière syllabe, je ne m’en étais jamais rendu compte…).
Sans parler du fait qu’ils connaissent (presque) tous notre Marseillaise, que leur drapeau est directement inspiré du nôtre et qu’ils ne se sont jamais moqués de mon indécrottable accent français (vu comme le summum du sexy et du raffiné!)

De plus, je ne peux leur nier une certaine lucidité puisqu’ils se savent objectivement (et paradoxalement) nuls en langues étrangères (j’y reviendrai avec le niveau d’anglais de mon fils en CM1….) et qu’ils se définissent eux-mêmes esterofili, ce qui signifie en gros qu’ils adorent tout ce qui vient de l’étranger: c’est un adjectif qui n’a curieusement aucun équivalent en français, puisque nous ne connaissons que le terme xénophobe, ignorant superbement son contraire, xénophile (qui manifeste de la sympathie pour les étrangers, dixit le Larousse…)! Vous avez dit chauvinistes?

25 octobre 2008

Yes we can


En ce moment, je suis content d'avoir suivi mes idées aux dernières éléctions politiques en Italie. Mon choix a été le fruit d'une réfléxion liée aux priorités de chacun d'entre nous et aux véritables besoins de changements dans l'esprit du monde. Je n'ai pas fait un choix contre un personnage, pour faire gagner le moins pire: ça a été le choix d'une philosophie pour notre vie commune. Encore une fois, je ne me suis pas resolu à aucun pacte, j'ai fait un choix dont la valeur est absolue, parce que il corréspond à me sidéaux.
Aujourd'hui cette crise démontre que mes idées sont celles qu'il faut suivre, afin d'inverser le status quo, pour choisir une voie plus égalitaire et qui embrasse toutes les populations. Puisqu'on est tous dépédants les uns des autres, puisqu'etre humain c'est ça qui signifie! On voit déjà que certains chefs d'état réfléchissent à propos de ce sujét, premièrement Monsieur Sarkozy. Voilà un article de Libération paru aujourd'hui, samedi 25 octobre 2008.

"Le président vénézuélien Hugo Chavez a estimé hier que son homologue français Nicolas Sarkozy était en train de "se rapprocher du socialisme" et l'a invité à discuter de l'élaboration d'un "nouveau système" pour faire face à la crise financière.

S'adressant directement à Nicolas Sarkozy en l'appelant "camarade", le président vénézuélien a déclaré au cours d'une allocution transmise par la radio-télévision nationale: "Sarkozy, tu es en train de te rapprocher du socialisme, bienvenu au club, ce sont des idées intéressantes".

Il se référait aux positions défendues par le président français pour surmonter la crise actuelle. "Sarkozy est un bon ami, mais lui, il est capitaliste", et cependant "ses déclarations le rapprochent davantage de notre côté", a poursuivi Hugo Chavez.

Pour le président vénézuélien qui veut promouvoir un "socialisme du XXIe siècle", il est "impossible de refonder" le capitalisme. Il faut créer "un système nouveau, avec des différences ici et là, mais il faut que ce soit quelque chose de nouveau. Nous l'appelons sans doute socialisme, (...) tu l'appelleras nationalisme, eh bien, discutons-en", a lancé M. Chavez à l'adresse de son homologue français.

Nicolas Sarkozy "a déclaré que si on ne refondait pas le système capitaliste, il y aurait une révolution à l'échelle planétaire. Eh bien, Sarkozy, ici en Amérique latine une révolution s'est déjà produite il y a un certain temps", a encore déclaré Hugo Chavez qui avait rencontré son homologue français au cours d'une visite officielle à Paris fin septembre."